Nouvelle à chute

par Géraldine Felix

Prise de tête

Par Aubane, 3E

« A demain coach ! »
Mickael ferma la porte. « Pfiou ! C’est épuisant la boxe ! Mais au mons ça défoule et ça réchauffe ! ». Il n’était que dix-neuf heures et il faisait déjà nuit noire. C’est affolant comme les jours raccourcissent au cours de l’hiver.
Il pressa le pas, il eût l’impression qu’on le suivait. « Bon, à la prochaine je tourne ». Il tourna. L’homme qui le suivait fit de même.
« Hé ! Toi là bas ! »

Mickael s’arrêta. Il se retourna et leva les yeux. Son pouls s’accélèra. Il eut l’impression que son cœur allait s’arrêter. (Ce qui pourrait être vrai, si l’homme le tuait...). L’homme approcha. Il l’attrapa par le bras :
« - File-moi ton i phone !

  • Non !
  • Aller grouille ! »

En rentrant chez lui, Mickael était épuisé d’avoir tant couru. Et il avait mal partout à cause de cet homme qui l’avait racketté et frappé. En rentrant il vit son lit, et se jeta dedans. Cinq minutes plus tard il dormait.

Le lendemain matin, il se réveilla dans son lit, en pyjama, et il n’avait plus mal nul part. « Oh trop cool ! J’ai plus mal ! » Il trouvait ça un peut étrange mais n’y fit pas longtemps attention, la seule chose qu’il avait en tête : aller au commissariat. Il prit son petit déjeuner, s’habilla, s’empara de son sac, de ses clés et se mit sur le chemin du commissariat. Il pensait à plein de choses sur la route : « J’espère que ça sera ouvert. Faut que j’me dépêche sinon j’vais être en retard au lycée. Holalala en plus j’ai un DST de physique pendant trois heures… Ya pas intérêt à être à la bourre ! Qu’est ce qu’on mange ce midi… ? Ah c’est ouvert ! »
Mickael entra dans le commissariat et dit d’un air hésitant :
« - Heu… Bonjour monsieur…

  • Bonjour.
  • … Je viens porter plainte, je me suis fait racketter…
  • Quand ça ? Vous vous êtes fait racketter quoi ?
  • C’était hier soir vers hum… vingt heures trente à peu près. Je sortais de la boxe et… » Mickael s’interrompu un instant. Il avait l’air troublé, comme si quelque chose n’allait pas. Puis il reprit : Et je me suis fait racketter mon i phone.
  • Bien. Et ça s’est passé où ? vous vous rappelez du racketteur ? Comment était-il physiquement ? vous vous souvenez si il avait des particularités ? ... »
    Le policier lui posa tout un tas de questions, il lui demanda de remplir un papier et lui permit enfin de partir.

« Ah ! ENFIN on mange ! Ça creuse les DST de trois heures ! Hm ça à l’air bon ça… ha ça aussi … ! ». Il rejoignit Jordan, son meilleur ami, à leur table habituelle :
« - Hey ça va ? Lança Mickael.

  • Bof, faut que j’passe au commissariat après, tu sais pour l’i-phone qu’on m’a racketté.
  • Ouais… . dit-il sans réfléchir. HEIN !? Quand ça ?
  • Mais tu n’te souviens pas de ce que je t’ai raconté ? Mardi en rentrant de la boxe, ya un gars qui m’a racketté mon i-phone… »
    Mickael devint tout blanc d’un seul coup. « Mais j’suis complètement débile ou quoi !? J’fais même pas de boxe moi ! » Le soir, ils passèrent au commissariat. Mickael s’adressa au policier qu’il avait vu le matin :
    «  - Bonjour
  • Ou plutôt rebonjour ! Lança le policier en riant.
  • Oui, heu… je viens à propos de ce que je vous ai dit ce matin, en réalité, je vous ai raconté mon rêve, la personne qui s’est faite racketter, c’est mon ami Jordan… désolé.
    Oh ce n’est pas grave ! Je comprends, ça peut vous hanter ces trucs là.

Fin.